Hello Travelers !

J’espère que vous allez bien. On se retrouve cette fois-ci pour une nouvelle découverte dans mon pays le Bénin. Pour ceux et celles qui me suivent, vous aurez compris que j’y étais pour mes vacances de fin d’année. J’ai tenu à visiter la Vallée de l’Ouémé, une localité où je n’avais jamais été auparavant.

La Vallée de l’Ouémé située au Sud Est de la République du Bénin est un magnifique endroit classé deuxième Vallée la plus riche au monde après le Nil.

Nous avons démarré aux environs de 9h et notre premier arrêt s’est effectué au niveau de la grande mosquée de Porto Novo qui est classé patrimoine d’architecture afro-brésilienne.  La grande particularité de la mosquée centrale est qu’elle fut bâtie selon le modèle de la cathédrale de Salvador de Bahia au Brésil.

Les travaux furent d’ailleurs entièrement réalisés par des ouvriers issus en majorité de la communauté afro-brésilienne avec leur volonté affirmée de vivre comme leurs anciens maîtres, leur statut d’intermédiaires et d’interprètes de la puissance coloniale en ont fait des modèles pour ceux qui voulaient faire montre d’une certaine richesse.

Le prochain arrêt a été au centre songhai qui est un centre de formation et de production agricole et ensuite à l’endroit où l’on fabrique les meilleurs tam-tams.

Cette pratique se transmet de père en fils, de la fabrication de petits tam–tams aux grands utilisés pour les cérémonies. Cela demande de la force et beaucoup de technique.

Nous avons ensuite effectué une pause déjeuner à ADJARRA, et pour les béninois, qui dit porto novo dit viande de porc et croyez moi je ne me suis pas faite prier, FOOD IS BAE dit-on. Nous avons donc pris des plats de porc avec comme accompagnement de l’akassa et du piron (pâte faite à base de gari)

Une fois les ventres pleins, nous avons repris le chemin et sommes finalement arrivé à la vallée de l’Ouémé aux environs de 13H … La verdure du paysage était si apaisante, l’air pur et le soleil aux élites (rires).

Des hectares de plantations de légumes, d’haricot, de mais etc… dépendamment de la période, l’aspect de la vallée change. Nous y étions en décembre donc elle correspondait à la saison sèche qui s’étend de mi-novembre à mi-mars. Durant cette période, les habitants peuvent cultiver, et se déplacer librement dans la zone. Pendant la période de crue qui s’étend de fin mars à mi-novembre  ils vivent sur l’eau. Leurs logements sont déjà construits en fonction de ces deux périodes et ils se déplacent en pirogue.

 

Les activités principales de la région sont la pêche et l’agriculture.

 

Selon les explications du guide, le roi a planté ce baobab appelé « Houssou » les racines en l’air et les feuilles en bas, en guise de symbole fort. Il voulait ainsi  faire passer le message que seule une nouvelle guerre pouvait le déloger traduction de « a houan djin nan fon ».

Le roi ne voulant pas mourir pour que ses ennemis se saisissent de son corps, il a disparu. Après sa disparition, ils ont retrouvé ses talismans qu’il utilisait pour la guerre et pour la chasse. Ils ont été conservés dans un temple où seuls les initiés sont autorisés à entrer lors des cérémonies.

Après cette visite , nous avons été accueillis par le chef du village, il nous a offert une boisson locale faite à base de plante et Sodabi (alcool faite de façon traditionnel ).

Cette localité ne dispose pas d’électricité, ni d’eau potable les femmes sont obligés de se déplacer pour aller en chercher. En ce qui concerne l’électricité ils ont tenu à nous demander notre aide pour leur fournir 2 ou 3 panneaux solaires afin d’alimenter leur village . Donc si vous avez la possibilité de le faire n’hésitez pas .

Néanmoins, ils sont tellement heureux, respirent la sérénité ; comme quoi il en faut peu pour être heureux. J’aurais bien voulu y aller pendant la période de crue, une prochaine fois peut être.  En rentrant, nous avons fait un crochet vers une chute d’eau qui n’est qu’un forage qui a explosé donc l’eau coule toute l’année et elle est hyper chaude. Les femmes des environs l’utilisent pour faire la lessive, se soigner, et boire.

Ce fut une journée pleine de découvertes et de joie et puisque c’était le lendemain de la fête du vodoun, la ville était pleine de revenants (zangbétoh).

 

 

 

 

Avez vous déja visité la vallée de l’ouémé ou même la grande mosquée ? 

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